mercredi 10 décembre 2008

Tristesse de la période d'examens....

Malheureusement, dû aux examens et travaux en ce temps de fin de session, je n'ai pas le temps à consacrer à une méditation cette semaine. J'espère que vous trouverez la place dans votre coeur pour me pardonner... Bon, sérieusement, merci à tous ceux qui lisent ces courtes méditations et qui n'hésitent pas à me dire ce qu'ils en pensent, et qui m'aident à améliorer le contenu et la présentation!

mercredi 3 décembre 2008

The Diamond in the Rough

J'aime bien les fables. Des petites histoires très simples qui renferment des choses très profondes. L'on peut penser au fable du lièvre et la tortue: la tortue défie le lièvre à une course, et le lièvre, se croyant évidemment supérieur, rigole et se moque de la tortue. Ils font la course, le lièvre part très rapidement et dépasse de très loin la tortue. Regardant derrière, il se dit « Ha! Jamais elle ne pourra me rattraper! Je vais faire un petit somme sous l'ombre de cet arbre... » Le lièvre s'endort, et pendant ce temps la tortue rattrape le lièvre et le dépasse. Finalement, le lièvre se réveille, pour voir avec horreur que la tortue est sur le point de franchir la ligne d'arrivée! Il se met à courir de toutes ses forces, mais peine perdue; la tortue a gagnée. Une des morales de cette histoire est « Lentement mais sûrement gagne la course. »


Une autre fable que j'apprécie beaucoup est celui-ci: le crapaud et le taureau. Il y a peu de temps, pendant le mois d'août, un crapaud sautillait, cherchant un lieu pour passer l'hiver. En passant près d'une ferme, il aperçoit un taureau. À ce moment, un autre crapaud rejoint le premier, remarque le taureau, et s'exclame: « Mais quelle bête fabuleuse que ce taureau! As-tu vu sa taille, dis? » Le premier crapaud, au lieu de s'émerveiller comme son prochain, se met en colère. « Ce taureau, fabuleux? Pouah! Je suis bien plus merveilleux que lui, regardes! » Il prend une grande inspiration et gonfle considérablement. Le deuxième crapaud le regarde, et répond « Mais le taureau est encore bien plus grand que toi! » Le premier lui lance un regard offusqué, inspire encore et se gonfle encore plus, maintenant bien plus grand que sa taille originelle. « Et maintenant? » « Non, le taureau est encore beaucoup plus grand. » Visiblement enragé, le crapaud se gonfle encore plus. L'effort excessif le fait trembler: « Et... et main...tenant? » « Quoique tu sois beaucoup plus gros qu'un crapaud, le taureau est toujours plus énorme. » Finalement, dans un dernier élan de frustration, le crapaud prend une dernière inspiration et... explose.


J'aimerais bien dire que crapaud était stupide et qu'il aurait dû écouter son ami, mais en condamnant le crapaud je me condamne moi-même. Qui de nous n'a jamais voulu se montrer aussi imposant qu'un taureau? J'aimerais ramener un verset qui est très bien connu sous la forme de chanson: Michée 6.8


On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; et ce que l'Éternel demande de toi, c'est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu.


L'on pourrait sortir énormément de choses de ce verset, mais j'aimerais que l'on se concentre sur la fin: « que tu marches humblement avec ton Dieu. » Je m'imagine sur un sentier dans une forêt dense, avec un feuillage qui laisse passer juste assez de lumière pour que l'on puisse contempler la nature alentour. Je marche à côté de Dieu et nous parlons. En fait, je parle. Je lui parle de tout ce que j'ai accompli: mes notes scolaires, mes victoires personnelles, je lui parle de comment j'ai décerné des bourses de mérite, de comment j'ai été un soutien pour plusieurs personnes, je parle sans cesse de tous mes accomplissements. Après un long moment, je m'arrête, espérant une parole honorifique, ou au moins un regard approbateur. À la place, Dieu me sourit tendrement, secoue un peu la tête, et se penche pour cueillir une fleur sur le bord de notre chemin. Après un silence qui me semble interminable, j'exaspère et me fâche un peu, et lui dis sur un ton frustré « Alors? Qu'est-ce qu'elle a, ta fleur? Tu ne pourrais pas me répondre à la place de la regarder? » Un peu offensé, mais toujours patient et tendre, Dieu me regarde avec de l'eau dans les yeux. Il dit ceci: « Cette fleur... C'est moi qui l'ai faite. »


Soudainement, je brûle à l'intérieur. Je me détourne instantanément. Je suis rouge. Pas de gêne, mais de honte. Je me mets à sangloter. Mes pensées se sont tournées contre moi et m'assaillent de tous côtés: « Espèce d'insignifiant, comment as-tu pu penser que tes ''exploits'' auraient quelque importance? Dieu a bien plus à faire que de te féliciter pour tes mérites médiocres! » Distrait, je trébuche et je tombe. Je reste face contre terre pendant très longtemps. Après un interminable moment, je relève ma tête... pour voir Dieu qui est devant moi, il me sourit. C'est le plus beau sourire que j'ai vu de ma vie. Il me tend doucement la main, et dans sa main il tient une petite marguerite. Il me dit « Tiens, je l'ai faite pour toi. » Je cligne des yeux, ne sachant que dire. « Mais... je ne mérite pas- » soudainement, il me coupe la parole. Il me dit ceci: « Effectivement, tu ne mérites rien. Dans ces cas-là, on appelle ça un cadeau. Tu n'as pas plus mérité mon Fils, mes bénédictions ou mon amour. Je te les donne, non pas parce que tu les mérites, mais parce que j'ai choisi de te les donner. Tu n'as pas besoin de te prouver envers moi! »


Il m'aide à me relever, et après un léger malaise de ma part, nous nous remettons à marcher sur le sentier. Cette fois, ce n'est plus moi qui parle, c'est lui. Il me parle de sa création, il connaît les noms de toutes les espèces de plantes. Mais, à ma grande surprise, il me parle surtout de moi. Il me raconte à quel point il était fier de moi quand j'ai réussi à surmonter ma peur et que je suis allé parler à l'inconnu de son amour. Il me raconte les bévues de mon enfance et nous rions ensemble. Il me donne quelques petits indices sur ce qu'il réserve pour moi, sans tout dire, pour ne pas tout gâcher. Il me dit à quel point il m'aime. Il me dit aussi ceci: « Lorsque tu étais préoccupé par toi-même, je ne pouvais parler et tu ne pouvais m'écouter. Je voulais vraiment te dire à quel point j'étais fier de toi, mais ton orgueil t'assourdissait. Maintenant, par contre, je peux te féliciter, parce que tu t'es rendu compte que tout ce que tu as fait ne venait pas de toi. » Confus, je réponds: « Mais comment peux-tu me féliciter pour quelque chose qui ne vient pas de moi? » Il me regarde affectueusement, et... continue à marcher. Je fige, et après un long moment d'incrédulité, je réalise la distance qui nous sépare, et je crie: « Eh, attends-moi! » et me mets à courir après lui.



Je ne reviendrai pas sur l'histoire de la forêt, mais j'aimerais partager avec vous un verset qui m'a permis de réaliser bien des choses, c'est celui-ci: Mais ce trésor, nous le portons dans les vases faits d'argile que nous sommes, pour que ce soit la puissance extraordinaire de Dieu qui se manifeste, et non notre propre capacité. 2 Cor 4.7 Plus que nous mettons de valeur sur nous-mêmes, sur la vase d'argile de notre propre personne, plus que nous cachons Dieu. Lorsque nous mettons de la valeur sur nous-mêmes, nous empêchons le monde de voir Dieu. Et entre vous et moi, lequel voulons-nous voir? Un simple vase d'argile, ou la puissance extraordinaire de Dieu?


Lui doit devenir de plus en plus grand, et moi de plus en plus petit.

Jean 3.30

mercredi 26 novembre 2008

Le bon Samaritain

Comme certains le savent, je suis employé en tant que plongeur dans un restaurant. Eh bien, dans une cuisine, il faut dire que nous n'avons aucun contact avec les clients, alors on peut très bien observer les véritables personnalités des gens. J'ai personnellement beaucoup de difficultés avec un certain homme, plutôt violent dans ses paroles et sa façon de parler, et très... prompt à chialer, disons. C'est un cuisinier, alors malgré tout on ne se voit pas très souvent. Mais l'autre jour, il manquait un plongeur dans l'équipe, alors c'est lui qui a remplacé... Ce fut un moment ardu pour moi, disons. J'étais exaspéré, je voulais qu'il parte... et c'est là que ça m'a frappé: « Pries donc pour lui. » Je vous avouerai que j'ai résisté le plus longtemps possible... Mais finalement j'ai échappé une petite prière presqu'à contrecoeur. Mais c'était pas fini... « Remplis-lui donc un pichet d'eau. » Encore une série de luttes internes, finalement, presque dans un élan de frustration, je lui ai rempli un pichet et lui ai donné.


Dans mon cours de volley-ball au Cégep, nous avons des équipes permanentes de six personnes. Récemment nous avons eu nos examens pratiques, et pour une des filles de mon équipe c'était vraiment le point culminant de toute la session: elle était restée après chaque cours pour pratiquer, elle avait mis toute son énergie à accomplir son but, et c'était le moment. « Pries donc pour elle. » Comment ça, prier pour elle? Elle n'est pas chrétienne... Voyons donc, prier pour elle?


Ces deux évènements m'avaient fait questionner: En tant que chrétien, dois-je me concentrer uniquement sur le salut de la personne, ou est-ce que je dois aussi me pencher sur les choses qui semblent peut-être futiles, comme l'examen de Volley-Ball? Est-ce que mes relations avec des non-chrétiens doivent être dans le but de les présenter à Christ, ou est-ce que je devrais être une source de bénédictions dans tous les domaines? C'est à peu près à ce moment-là que je suis tombé sur le passage suivant:


Il s'est livré lui-même en rançon pour nous, afin de nous délivrer de l'injustice sous toutes ses formes et de faire de nous, en nous purifiant ainsi, un peuple qui lui appartienne et qui mette toute son ardeur à accomplir des oeuvres bonnes.

Tite 2.14


Je vois dans cette phrase un état initial, un acte, deux états finaux et un impératif. Je m'explique.


L'état initial, c'est que nous sommes prisonniers de l'injustice, incapables de nous libérer par nous-mêmes. Opprimés par cette injustice, nous avons besoin d'un Sauveur qui viendra nous délivrer de cette injustice, le péché.


L'acte, c'est Jésus qui s'est livré lui-même en rançon pour nous. Alors que nous étions prisonniers, enchaînés, abattus par le péché, par la mort, il est allé échanger sa liberté contre la nôtre. Wow. Je propose que nous prenons un temps pour y réfléchir... Celui qui était libre, le seul qui était libre, a donné sa liberté pour chacun de nous. Le seul qui n'aurait pas dû mourir est mort pour chacun de nous, sans que nous n'ayons d'oeuvres à accomplir. Pourquoi est-ce que cette personne qui était libre a-t-elle voulu prendre ma place? Pourquoi est-ce que Jésus est-il mort pour moi, alors qu'il n'a pas besoin de moi, il a déjà tout ce qu'il lui faut! Pourquoi est-ce qu'il a voulu de moi plus qu'il n'a voulu de lui-même? Parce qu'il m'aime. Parce qu'il nous aime, chacun de nous. L'amour de Dieu, ce n'est pas donner la richesse à tous... L'amour de Dieu, ce n'est pas enrayer les maladies, les guerres, la famine... L'amour de Dieu, c'est qu'il a voulu tout donner pour quelqu'un qui ne le méritait pas, chacun de nous. Tout ce qu'il demande en retour, c'est que nous l'aimons véritablement en retour! Dieu est infiniment plus romantique, fabuleux et amoureux que n'importe quel prince charmant!


Le premier état final suite à cette démonstration d'amour, c'est que nous sommes purifiés. L'image que j'associe à cette réalité est celle de la peste noire. Plaie incurable, terrorisante, tuant tout sur son passage, répugnante et cruelle. Personne ne pouvait s'en sauver, malgré les multiples préventions superstitieuses. C'est comme si un médecin arrivait dans la ville alors que la peste faisait ravage avec un remède infaillible, qui guérirait instantanément la personne. Ce médecin donnerait le remède gratuitement à quiconque la demande! Eh bien, mes chers, nous qui avons accepté ce remède, nous sommes purifiés!!! Plus jamais nous ne retomberons sous la condamnation à mort qu'entraîne la peste! Nous aurons toujours accès à ce remède que nous avons accepté. Malheureusement, nos concitoyens, à force de voir des faux remèdes, des mensonges, se sont découragés. C'est là notre premier mandat: Partager le remède aux autres. Nous devons absolument parler de ce remède, décrire ses effets dans notre vie, faire tout ce que l'on peut pour convaincre ceux qui nous entourent de ses effets guérisseurs! Nous ne pouvons tout simplement pas nous taire et laisser ceux près de nous mourir.


Le deuxième état final, c'est celui-ci: nous sommes un peuple qui lui appartient. Ce Sauveur ne s'est pas contenté de simplement nous libérer et nous laisser aller. Non, il nous aime tellement qu'il nous a adoptés dans son peuple! Qui ne s'est jamais plaint de l'administration? Mais lorsque c'est Christ qui gouverne, il n'y a aucune place à la plainte, car il est parfait! La personne qui nous aime le plus au monde, c'est celui qui nous gouverne! Imaginez un dirigeant qui aime profondément chacun de ses concitoyens et qui cherche le bonheur de chacun d'eux... Quel pays fabuleux! Eh bien, nous faisons partie de ce pays! Évidemment, qui dit pays dit aussi constitution, législation... Mais la législation du peuple de Dieu, c'est l'amour! La constitution dure à peu près deux lignes: « Aime ton Dieu plus que tout autre chose » et « Aime ton prochain comme tu t'aimes toi-même. » Ce qui nous amène au deuxième mandat: Obéir à la constitution de notre peuple. D'autant plus que celui qui a écrit les lois les a écrits en sachant ce qui amènerait notre plus grand bien, et avec ce but en tête! Ces deux lois ont été écrits pour ceux que le dirigeant aime!


Finalement, l'impératif: Nous devons mettre toute notre ardeur à faire des oeuvres bonnes. Je me souviens que lorsque j'étais un enfant, on me mettait au défi de faire une bonne action par jour. Lorsque j'ai lu ce verset, j'ai dû me demander à quand remontait la dernière bonne action que j'avais faite. En une semaine, je ne crois même pas en avoir effectuée une. C'est là que j'ai trouvé la réponse à ma question: Mon mandat n'était pas seulement de partager le remède de la peste ou d'obéir à la constitution, quoique ces choses peuvent sembler plus importantes, mais mon mandat est aussi d'effectuer constamment des oeuvres bonnes. Qu'est-ce qu'une oeuvre bonne? C'est difficile à décrire. Prier pour ceux qui nous entourent. Sourire à ceux qui nous méprisent. Offrir de l'aide à ceux qui ne le méritent pas. Prendre soin des orphelins, des pauvres. Réconforter ceux qui sont seuls. Aller voir celui qui est rejeté, qui sent mauvais et qui parle d'une manière étrange, et le serrer dans nos bras. Finalement, une oeuvre bonne, c'est en quelque sorte une reproduction de ce que Christ a fait pour nous. Il nous a aimés alors que nous méritions la haine. Il nous a affranchis alors que nous méritions le jugement. Il a donné sa vie pour nous.


Luc 10.25-37


« Eh bien, va, et agis de même » lui dit Jésus.