mercredi 1 avril 2009

Être Chrétien; son Dieu

La semaine précédente, nous avons vu que la base du Chrétien c’est son appartenance à Christ. Ce qui différencie un Chrétien d’avec quelqu’un d’autre, c’est sa relation avec le Dieu Vrai. Reste à définir ce qui résulte de cette relation. Comme nos relations entre humains nous changent et nous transforment, notre relation avec Dieu n’est pas sans effets. J’essayerai de présenter quelques-uns des effets de cette relation, mais je ne finirai jamais de les présenter, il y en a trop. Pour débuter, je crois qu’il est pertinent de commencer au cœur de la définition:

Le Chrétien et sa conception de Dieu


Si vous cherchiez un sujet controversé, n’allez pas plus loin; la voici. Demandez « Qui est Dieu? » quelque part, et vous aurez plus de réactions et d’opinions que si vous aviez fait sauter une bombe. Il y a de toutes les saveurs, de toutes les espèces : le bon Dieu, Allah, le moteur premier de l’existence, inexistant, et la liste continue parce qu’il semble que chaque personne a sa propre conception de Dieu. Face à ceci, on entend souvent l’argument « Tout le monde a sa façon de se représenter Dieu, et elles sont toutes bonnes. » FAUX. Impossible. Même pas crédible. Cette affirmation est seulement bonne dans le contexte où Dieu n’existerait pas. Je m’explique : on ne peut décrire une chose qui existe de deux façons qui se contredisent. Dieu ne peut pas être inexistant pour une personne et exister pour une autre personne : l’un des deux est dans l’erreur. Dieu ne peut pas dire que Jésus est Dieu à un endroit et dire qu’il n’est qu’un prophète ailleurs.


Dieu existe. À première vue cette phrase a l’air très simple, mais elle ne l’est pas. Si Dieu existe, il est donc possible de le définir. S’Il existe, Il possède des caractéristiques propres. Si Dieu existe, on ne peut pas le définir par ce qu’on en pense. J’illustre : Admettons que je vous parle d’un animal qui vit dans le fond de l’Amazonie, le Thusht. On pourrait passer des heures et des heures à essayer de le définir : je crois qu’il doit être vert avec des pois grisâtres, tu crois qu’il doit avoir 6 pattes et une longue queue. À la fin de notre discussion, nous avons tous deux une opinion ferme sur ce à quoi ressemble le Thusht. En vérité, nous n’en avons aucune idée, car nous ne l’avons jamais vu et personne ne nous l’a décrit. Peu importe si nous disons que le Thusht a 6 pattes et une queue, l’animal est là et a peut-être 4 pattes et pas de queue.


Pour en revenir à Dieu, j’utiliserai le même raisonnement : si Dieu existe, peu importe la définition qu’une personne se fera dans sa tête, Dieu est d’une certaine façon. La question, c’est de savoir comment est ce Dieu? J’ai déjà mentionné qu’il y a deux façons d’apprendre à connaître quelque chose : ou bien on l’expérimente par nous-mêmes, ou bien quelqu’un nous l’enseigne.

Peut-on expérimenter Dieu par nous-mêmes? Oui, jusqu’à un certain point. On n’a qu’à regarder dehors. Pardonnez mon scepticisme, mais je ne crois pas qu’il puisse y avoir un hasard aussi complexe. Regardez la nature. Regardez l’être humain. Une complexité infinie que nous ne faisons que commencer à comprendre. Hasard? Par la création, on voit la perfection de Dieu : un souci tellement infini des détails, un ordre parfaitement établi. On voit aussi son amour : il voulait placer l’être humain dans le plus beau des mondes possibles : qui a besoin des couleurs? Qui a besoin des odeurs? Qui a besoin des petites choses tellement insignifiantes mais qui sont tellement belles? Non seulement le monde est parfait pour la vie de l’être humain, mais il reflète Dieu : grand, parfait, cohérent. On peut expérimenter Dieu par nous-mêmes, mais seulement jusqu’à un certain point.


L’autre moyen d’apprendre comment est Dieu est par l’enseignement de quelqu’un d’autre. On peut se demander si la personne qui nous enseigne est crédible; heureusement, Dieu s’est occupé de la rédaction lui-même avec la Bible. Pourquoi la Bible au lieu d’un autre livre? Multiples raisons que je préfère ne pas aborder ici, cependant on peut au moins dire que la Bible est en grande partie un livre historique : il raconte des faits vécus. Ce n’est pas que des histoires, mais de l’histoire, racontée au travers des yeux de Dieu. Comment expliquer les 10 plaies d’Égypte? Comment expliquer la conquête du pays de Canaan par une poignée d’Israélites? Comment expliquer l’histoire de ce peuple? La Bible répond à ces questions, entre autres. Ou bien on renie l’histoire, ou bien on admet la crédibilité de la Bible.


Mais qu’est-ce que la Bible dit de Dieu? Si je tentais de définir Dieu, ce message n’aurait plus de fin. Sans vouloir vous laisser en queue de poisson, je dois vous dire d’aller lire la Bible par vous-mêmes. Pas pour retirer une édification, une méditation, un boost pour la journée. Pour connaître Dieu. La Bible est un tout, écrite par Dieu, qui exprime la pensée de Dieu. Autant dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau, Dieu se révèle à nous et nous fait connaître qui Il est. Il va sans dire que connaître Dieu est l’affaire de plusieurs vies; c’est pour ça qu’on va pouvoir passer l’éternité à le faire. Vous savez comment les gens disent que Dieu est. Allez maintenant voir ce que Dieu dit de lui-même! Ce qu’Il aime, ce qu’Il n’aime pas. Ce qu’Il est, ce qu’Il n’est pas. C’est un concept qui peut être dur à saisir complètement, mais connaître Dieu, c’est connaître quelqu’un qui existe vraiment : Il a une « personnalité », Il a des caractéristiques précises. Plus on apprend à le connaître, plus on apprend comment vivre notre vie; Dieu est l’auteur de la vie, il me semble que c’est lui qui connaît la meilleure façon pour bien la vivre!


Tous les cieux proclament combien Dieu est glorieux, l'étendue céleste publie l'œuvre de ses mains. La Loi de Dieu est parfaite, elle nous redonne vie. Toutes ses affirmations sont dignes de confiance.

Psaume 19.2,8

mercredi 25 mars 2009

L'être Chrétien

Je vous avouerai que j’ai des tendances un peu philosophiques. Bon, je pense à des théories d’Aristote, de Machiavel et de Socrate et ça m’empêche de dormir. J’aime la philo, que voulez-vous ? Mais je n’aime pas réfléchir à des choses inutiles, alors je cherche à penser sur des sujets pertinents : comment le chrétien québécois du 21ème siècle doit-il vivre ? Comment présenter le salut à notre société ? Quelle sorte de femme est la meilleure pour moi ? (Bon allez, j’peux pas être sérieux tout le temps quand même !) Toutes ces réflexions (peut-être pas la dernière par contre…) m’ont amené à me poser une question qui a beaucoup de conséquences directes. C’est une question que je me pose à chaque fois que je me demande si ma vie chrétienne va bien. C’est une question que je me pose à chaque fois que quelqu’un me demande pourquoi je suis chrétien. La question, c’est celle-ci :

C’est quoi « être Chrétien » ?

Cette question sera le sujet de plusieurs méditations à venir. C’est une question qui est non seulement controversée entre croyants et incroyants, mais encore entre ceux qui se disent chrétiens ! Quoique j’aimerais bien pouvoir y répondre de manière ultime et incontestable, je ne crois pas en être capable. Alors je vous invite à vous appuyer sur ce que j’amènerai pour vous faire un début de réponse, mais en fin de compte, ce n’est qu’en allant voir ce que Dieu en dit que nous pourrons trouver une réponse vraie. J’espère susciter votre intérêt pour cette question, et peut-être même vous faire revoir vos convictions (et les miennes !). Sans plus tarder ni tourner autour de pot, je commence.

Pour commencer, j’aimerais aller voir le mot lui-même : Chrétien. J’aime mieux le mot anglais, Christian, mais bon. Je crois que la bonne traduction française serait plutôt « Christien » (ou Christienne si vous êtes une femme). Dans ce mot, il y a évidemment Christ. La terminaison, « ien », sert à indiquer une idée d’origine. Canadien. Brésilien. Terrien. Quelqu’un qui appartient à un endroit, qui vient de cet endroit. À la base, je crois pouvoir affirmer qu’un Christien, c’est quelqu’un qui appartient à Christ. C’est quelqu’un qui habite en Christ. La nationalité du Christien, c’est Christ avant tout. Ça a l’air très vague même pour moi, alors je m’explique. Lorsque je demande à mes amis comment vont leurs vies chrétiennes, souvent je reçois comme réponse : « Pas super, ça fait longtemps que je n’ai pas lu dans ma Bible », « Extraordinaire, j’ai pu parler avec deux personnes de ma foi récemment ! », ou autres du genre. Je crois que ces deux critères, quoiqu’importants, ne sont pas ceux qui devraient déterminer si notre vie Christienne va bien ou non. Ce qui doit déterminer la réponse à la question, c’est plutôt ceci : Comment va ta relation avec Christ ? C’est drôle, mais au début du Christianisme, on n’avait pas accès aux Écritures. Si la lecture quotidienne était le critère premier pour une « bonne vie chrétienne », tous les chrétiens jusqu’à l’imprimerie étaient de très mauvais Christiens.

Lorsque Jésus prie avant d’entrer dans le jardin de Gethsémané dans Jean 17, il prononce ceci : « Mon Père, l'heure est venue: fais éclater la gloire de ton Fils, pour qu'à son tour, le Fils fasse éclater ta gloire. En effet, tu lui as donné autorité sur l'humanité entière afin qu'il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé: Jésus-Christ. » C’est la dernière phrase qui devenue un peu mon crédo en tant que chrétien, ce qui me guide lorsque je parle à mes amis et ce qui me dirige vers le point central de ma vie : connaître le Dieu unique et véritable et celui qu’il a envoyé : Jésus-Christ. Pas comprendre. Pas voir. Pas même servir. Connaître.

Le critère premier d’un Christien est donc de connaître le seul vrai Dieu. Un pas de fait vers la compréhension du « être Chrétien » !

Cependant, lorsque je considère ce critère… Je remarque qu’il a des conséquences énormes. Qu’est-ce que ça amène de connaître le vrai Créateur de tout ? Qu’est-ce que ça amène de connaître la Vérité ? Je crois qu’une nouvelle conception du monde, de la vie, des gens qui nous entourent, et bien plus, est en jeu ici. C’est donc ceci qui guidera notre épopée au travers des prochaines semaines. Qu’est-ce que ça amène de connaître le Créateur de tout ? En Québécois : Quessé qu’ça donne ?

Tu aimeras l'Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.

Deutéronome 6.5

mercredi 18 mars 2009

L'habit pour l'occasion

Cette semaine, je vous parlerai encore une fois de mon travail mémorable de plongeur. Par contre, cette fois-ci je ne ferai pas remarquer quelque chose à propos de la plonge elle-même, mais plutôt le restaurant. C’est un restaurant qui n’est certainement pas au niveau du Château Frontenac, mais qui est loin d’être un fast-food. Lorsque je regarde les clients de mon resto, je vois surtout des gens d’affaires, des touristes américains riches et des jeunes cools et branchés qui viennent souper avant d’aller veiller au bar d’en face. Lorsque je vais travailler, je m’habille avec mes vieux t-shirts de camp d’été, loin d’être peigné et à moitié endormi. Je crois que vous comprenez que je ne me sente pas vraiment à l’aise d’aller manger dans la salle habillé de cette manière !

C’est tout de même drôle à quel point nous regardons à ce qui couvre une personne pour la caractériser. Vous ne me croyez pas ? Allez faire un tour dans un Hugo Boss habillés pour faire de la peinture. C’est une expérience mémorable, je vous l’assure !

Cette semaine, j’aimerais discuter de ce que nous revêtons non quand nous allons manger ou magasiner, mais lorsque nous allons nous présenter devant Dieu.

Allons voir dans un livre véritablement palpitant de la Parole, le Lévitique. Reconnu pour être le chapitre que le plus de gens ont sauté dans leur lecture de la Bible, Lévitique semble très… pénible à première vue. Des lois sur des animaux, sur des vêtements, sur des fêtes, des rites, de l’éthique… et la liste continue. Nous nous concentrerons sur un passage en particulier qui à première vue semblera tout simplement assommant, le chapitre 8 : la consécration d’Aaron et de ses fils pour œuvrer dans le Tabernacle. Pour vous le résumer, ils se lavent dans l’eau, Aaron se revêt des vêtements préparés pour lui, Moïse oint le Tabernacle et tout ce qu’il contient d’huile, il fait sept fois l’aspersion sur l’autel puis oint les accessoires, ensuite il verse l’huile sur la tête d’Aaron et ses fils, on sacrifie un animal et purifie l’autel, il fait aspersion d’huile et de sang sur Aaron et ses fils et finalement ils doivent rester à l’entrée du Tabernacle pendant 7 jours et nuits sans sortir.

Pourquoi toute cette cérémonie? Parce qu’Aaron et ses fils seront les prêtres, ceux qui seront dans la présence de Dieu continuellement, qui seront un intermédiaire entre le peuple d’Israël et Dieu. Ils doivent être purs pour se présenter devant Dieu, car s’ils ne le sont pas, ils meurent. Dieu est pur; il ne peut tolérer le péché en sa présence.

Imaginez quelle journée c’était pour Aaron : il allait mettre des vêtements que lui seul pourrait mettre, des vêtements consacrés pour Dieu, faits pour être saints. Ce qui peut nous sembler désagréable (de l’huile dans mes cheveux, eurk!) était pour lui le moment qui a commencé une vie dans la présence intime de Dieu.

Il m’arrive tellement souvent de me sentir indigne devant Dieu. Je me sens méprisable, dégoûtant même. Comment pourrais-je me présenter devant le Dieu trois fois saint alors que moi je suis loin de l’être?

Je suis certain que je ne suis pas le seul à me sentir indigne de me présenter devant Dieu. Par contre, c’est lors de ces moments que Galates 3.26-27 prend son éclat. « Maintenant, par la foi en Jésus-Christ, vous êtes tous fils de Dieu. Car vous tous qui avez été baptisés pour le Christ, vous vous êtes revêtus du Christ » Comme Aaron s’est revêtu des vêtements purs, nous sommes couverts par Christ ! Nous ne sommes effectivement pas dignes de nous présenter devant Dieu ; Christ, lui, l’est. Et c’est lui qui est notre sainteté, notre pureté. Lorsqu’un péché nous coupe d’avec Dieu, Christ s’interpose et dit « J’ai payé pour cette faute. » Ce n’est que lorsqu’on croit au sacrifice de Christ sur la croix que nous pouvons avoir accès à ce pardon ; ce n’est que lorsqu’on revêt les vêtements saints que l’on peut se présenter devant Dieu.

Pour obtenir un tuxedo, il faut posséder les moyens. Pour magasiner chez Hugo Boss, il faut posséder plus que les moyens. Mais qu’est-ce qu’un habit chic comparé à la sainteté que nous offre Christ ? De plus, on l’a gratuitement ; on n’a pas à le mériter. De même, on ne peut pas le perdre parce qu’on ne le mériterait plus : si on ne l’a pas eu par mérite, on ne peut le perdre par démérite.

Peut-être vous sentez-vous coupable devant Dieu. Peut-être regardez-vous à un péché qui revient constamment dans votre vie. Peut-être avez-vous peur que Dieu ne voudra plus de vous. Rappelez-vous : Dieu vous a donné votre habit parce qu’il vous aime. Il ne l’enlèvera pas. Grâce à Christ, nous pouvons nous présenter devant Dieu lavés, purifiés. Mettons de côté notre culpabilité et acceptons avec humilité le pardon que Dieu nous offre gratuitement. Nous avons déjà les vêtements qu’il faut pour entrer dans la présence de Dieu : il faut simplement se laver les mains de temps en temps !

Car voici ce que Dieu dit dans l'Ecriture: Soyez saints, car je suis saint.

1 Pierre 1.16