mercredi 7 avril 2010

Le bicycle, c'est pour les amateurs!

Aujourd’hui je vous ai amené une super photo de quelque chose d’absolument malade : un multicycle ! En gros, c’est que tu prends des bicycles et tu les fusionnes ensemble et ça fait un bicycle à plusieurs sièges ! Et quand ça va à l’extrême, ben ça donne ce que vous avez dans la photo.

C’est en étudiant le texte d’Ephésiens 4.1-16 que j’ai pensé à ça. Pourquoi ? Parce que le thème, c’est l’unité entre les croyants. Comme sur le multicycle, si on veut se rendre quelque part ensemble, il faut travailler ensemble. C’est comme si le multicycle était l’œuvre de Dieu, et nous ben on est les pédaleurs. S’il y en a un qui lâche et qui débarque, c’est la gang au complet qui va chavirer. S’il y en a deux qui ne pédalent pas en même temps, ça va aller tout croche. S’il y en a un qui ne pédale pas, ça rend ça dur pour tous les autres. Mais avant de parler de pédaler, il faut parler des relations entre les pédaleurs.

« Soyez toujours humbles, aimables et patients, supportez-vous les uns les autres avec amour. »
Eph. 4.2

Humbles, aimables, patients et se supportant les uns les autres avec amour. Moi des fois je regarde des listes comme ça et j’me dis que dans le fond, j’suis quand même pas si pire (avec des rares exceptions, personne n’est parfait !), mais on m’a dit une fois de plutôt examiner le mot contraire pour voir où j’en suis. Alors je me suis fait un plaisir de regarder les mots contraires de ces quatre.

Pour humble, j’ai trouvé orgueilleux. C’est un peu évident. Mais lorsqu’on parle d’orgueil, n’oublions pas que le vrai sens est « être plus concentré sur soi-même que sur Dieu et autrui ». Mouin. Passons au prochain. Pour aimables, j’ai trouvé désagréable et le dictionnaire m’a donne odieux. Dans le fond, Dieu dit au travers de Paul que nous ne devons jamais être désagréables les uns envers les autres. Ouch. Pour patient, j’ai trouvé l’évident impatient. Je trouve étrange que l’impatience soit presque une vertu dans notre culture : lorsque je dis à quelqu’un que s’il est prêt à attendre pour quelque chose, il pourrait l’avoir, la personne me répond souvent que « Oui mais j’suis trop impatient », quasiment comme si ça justifiait ses arguments. Hm. Finalement, pour se supportant les uns les autres, j’ai trouvé rabaisser les autres. Que ce soit en les décourageant par des jugements mal-placés ou par du commérage ou par d’autres manières, nous arrive-t-il de se rabaisser ? Moi en tout cas, je vois ici beaucoup de points à travailler et du pain sur la planche !

C’est un peu plus clair maintenant, non ? Mais voyez-vous, en travaillant sur ces quatre aspects de nos relations ensemble, entre Chrétiens, on travaille à être unis. En fait, ces quatre qualités sont des aspects du caractère de Jésus, celui à qui nous aspirons à ressembler. Afin d’atteindre l’unité, il faut travailler à ces quatre petites actions concrètes de tous les jours avec les frères et sœurs qui nous côtoient ! Et ce n’est pas pour rien qu’on doit viser l’unité.

« Il y a un seul corps et un seul Esprit; de même, Dieu vous a appelés à une seule espérance lorsqu'il vous a fait venir à lui. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous qui règne sur tous, qui agit par tous et qui est en tous. »
Eph. 4.4-6

Un seul, un seul, un seul… il mentionne quand même 7 fois « un seul ». Bon, nous sommes tous au courant du fait qu’il y a plusieurs dénominations. Mais il faut être uni, non ? Alors comment peut-on être unis alors que nous n’avons pas les mêmes convictions théologiques ?

En fait, à la base, il y a un noyau de théologie qui est cruciale : Jésus-Christ, Fils de Dieu, est notre Seigneur, est mort pour nous, est revenu à la vie et reviendra nous chercher. On ne peut être en désaccord là-dessus. Mais pour le reste, comme le port du voile ou le parler en langues, ce n’est pas aussi crucial. En fait, ce qui fera notre unité, c’est le chemin que nous aurons parcouru avec Dieu ! J’en reviens donc à mon fameux multicycle : nous pouvons être unis par le fait que nous avons pédalé ensemble sur le même bicycle, dans la même direction ; nous avons marché avec Christ et travaillé ensemble pour son royaume, même si nous ne portons pas tous des chemises blanches ou des gougounes roses.

Mais le problème, c’est qu’il y a un seul Dieu, une seule foi, mais une multitude de personnalités. On fait quoi avec ça ?

« …pour que ceux qui appartiennent à Dieu soient rendus aptes à accomplir leur service en vue de la construction du corps du Christ. »
Eph. 4.12b

On voit ici que, bien que les personnalités et les capacités soient différentes, nous avons tous les mêmes objectifs et buts : accomplir notre « service » pour la « construction » du corps de Christ. Ça veut dire quoi, notre « service » ? En gros, c’est nos dons… Il y a plusieurs pensées sur les dons, mais je crois que c’est quelque chose qu’on est bons à faire, qu’on aime faire et qu’on fait pour les autres et non pour nous. Moi j’aime écrire et parler ; ben tiens, j’écris ! Ça tombe tu ben pas rien qu’un peu. J’suis très à l’aise avec l’idée que quelqu’un aurait le « don de menuiserie » ou quelque chose du genre. Nos dons servent à la « construction » du corps de Christ : l’édification, l’entraide, le soutien, etc. En gros, faire avancer le multicycle. La conclusion d’une bonne utilisation des dons ? « Ainsi nous parviendrons tous ensemble à l'unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'adultes, à un stade où se manifeste toute la plénitude qui nous vient du Christ. » (v.13) WOW!

On est tous sur le multicycle de Dieu ensemble. Travaillons ensemble à son avancement et à l’unité!

mercredi 31 mars 2010

Deux mots qui font toute la différence

Vous l’aurez probablement deviné, mais j’aime écrire. Plus que ça, j’aime regarder les particularités des mots et des phrases. Quel mot suscite telle émotion? Quelle tournure de phrase dévoile la pensée sans la dire ouvertement? Je ne sais pas si c’est une passion (probablement parce que je ne sais ce qu’est une passion), mais ça m’amuse.

Avez-vous déjà remarqué comment un tout petit changement dans une phrase peut changer complètement le sens? Pour prendre un exemple simple, la différence entre « Je t’aime » et « Je m’aime » est assez phénoménale, même si on n’y a changé qu’une seule lettre.

Cette semaine, j’ai à cœur de vous parler de deux mots qui font toute la différence.

Dans tous mes cours du Cégep (29 cours en tout!), je n’ai jamais entendu un enseignant dire « Jésus n’a jamais existé ». Jamais. Je n’ai même pas entendu quelqu’un nier que Jésus soit mort sur une croix. En fait, mes profs de philosophie sont souvent les premiers à dire que « Jésus est mort sur une croix ».

C’est faux. Voyez-vous, lorsque je dois répondre à des « Vrai ou faux » dans mes examens, il se peut qu’une affirmation soit toute vraie excepté pour un mot. Dans ce cas, l’affirmation est fausse. L’affirmation « Jésus est mort sur une croix » est fausse.


Jésus est mort sur une croix pour nous.


Des gens qui mouraient sur des croix, il n’y a rien d’étonnant à cela. Ça arrivait tout le temps, et on n’écrivait pas de livres sur eux. Des grands penseurs qui étaient mis à mort, c’est arrivé souvent aussi : Socrate a été condamné à mort aussi. C’est plus remarquable, mais je ne suis pas disciple de Socrate pour autant.

Un seul a volontairement donné sa vie pour moi, toi, nous, les humains. Il s’appelle Jésus.

Ça semble étrange, quelqu’un que tu ne connais pas qui dit qu’il a donné sa vie pour toi? Je suis d’accord; je ne comprends pas du tout comment se fait-il que quelqu’un m’ait vu pour qui je suis vraiment et ait déclaré « Je veux mourir pour lui ».

Mais pourquoi Jésus est-il mort? Pour une bonne cause? Pour ramasser des fonds pour la charité? Pour défier l’autorité? Parce qu’il n’a pas eu le choix? Non. Jésus a choisi de mourir parce que c’était la seule manière que nous pourrions être sauvés. Jésus a choisi de mourir parce qu’il nous aime.

Savais-tu que tu es aimé?

L’amour n’est pas un feeling, quoiqu’il apporte des émotions intenses. L’amour est de placer l’aimé au-dessus de nos désirs et besoins. Jésus t’aime.

Comprends-tu? Le Dieu qui a créé les chênes, qui a placé le système solaire, qui a peint les lys, qui a creusé les océans, qui a imaginé les couguars, les fourmis et les baleines, qui a tout créé, est passionnément en amour avec toi.

J’ai lu récemment que Dieu aime chacun de nous comme si chacun de nous était la seule personne au monde. Et c’est vrai. Aux yeux de Dieu, tu es la personne la plus importante au monde.

« En effet, au moment fixé par Dieu, alors que nous étions encore sans force, le Christ est mort pour des pécheurs. A peine accepterait-on de mourir pour un juste; peut-être quelqu'un aurait-il le courage de mourir pour le bien. Mais voici comment Dieu nous montre l'amour qu'il a pour nous: alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous. » (Romains 5.6-8)

Jésus est mort, pour nous. N’oubliez jamais les deux mots de la fin.
Il se peut que tu te soies éloigné de Dieu. Le péché a fait des ravages dans ta vie, et tu as peur de retourner à Dieu. Tu ne te sens pas digne de lui. Mon cher ami, Dieu t’a aimé bien avant que tu ne le connaisses. Il t’a aimé alors que tu ne voulais rien savoir de lui. Il t’aime encore autant aujourd’hui. Jésus est mort sur une croix pour toi. Il t’attend les bras ouverts ! Grâce au sacrifice de Jésus, par amour pour toi, il n’y a aucun péché que tu puisses faire qui serait capable de te couper de lui. Il n’y a aucun péché plus fort que son pardon ! Il t’aime. Toi. Moi. Nous.

Il se peut aussi que tu ne connaisses pas cette personne dont le nom est presque tabou qui dit avoir choisi de mourir pour toi. Il se peut que tu te demandes « Comment se fait-il que quelqu’un de mort il y a 2000 ans m’aime ? » Eh bien, Jésus est mort, oui. Mais trois jours plus tard, il est ressuscité. Cette fin de semaine, c’est Pâques. On fête la résurrection (le retour à la vie après être mort) de Jésus. Il a été ressuscité des morts parce qu’il était juste devant Dieu, n’ayant jamais fait de mal, pas même une seule fois ! Et il vit aujourd’hui même, en 2010 ! Et il t’aime. Il veut te sauver aujourd’hui ! Il veut te sauver d’une éternité séparé de Dieu, sans amour. Il veut te sauver d’une vie sans espoir sur la terre. Pas parce qu’il en aurait un profit à retirer ou parce que tu l’aurais mérité, nous savons tous au fond de nous que nous ne méritons pas d’être aimé profondément. Il fait tout ça pour la simple et bonne raison qu’il t’aime. 

Si tu veux en apprendre plus sur cet amour passionné, n’hésite pas à m’écrire à nathantanguay@hotmail.com, il me fera énormément plaisir d’entrer en contact avec toi pour te présenter mon meilleur ami, Jésus !

Maintenant donc, il n'y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. Romains 8.1

mercredi 24 mars 2010

Changer ses pneus d'hiver avant le temps

Ce mardi, nous avons tous eu la grande joie de nous réveiller, nous étirer longuement, bâiller, nous décrotter les yeux (et le nez pour certains), d’ouvrir les stores et de voir le beau paysage blanc de la neige fraîchement tombée… QUOI ? Eh oui, alors même que la neige était presque toute fondue, voilà que l’hiver donne un dernier coup et avec son (espérons-le) dernier souffle, elle nous envoie un bon 5 centimètres… Bon c’est plus 10 centimètres à l’heure où j’écris.

Heureusement, elle va probablement fondre d’ici deux jours. Malheureusement, jusque-là un certain groupe de personnes se retrouve dans le trouble : les hâtifs qui, voyant le soleil et sentant la chaleur, se sont dépêchés à changer leurs pneus d’hiver pour mettre leurs pneus d’été. Uh oh…

Le fruit de la semaine dans la Parole de Dieu me fait beaucoup penser à ces gens qui ont changé leurs pneus avant la fin de l’hiver : il se trouve dans le livre de 2 Samuel au chapitre 11. Il est écrit ceci : « Au printemps suivant, à l'époque où les rois ont coutume de partir en guerre, David envoya Joab et ses officiers en campagne à la tête de toute l'armée d'Israël. Ils ravagèrent le pays des Ammonites et mirent le siège devant Rabba, leur capitale. David était resté à Jérusalem. »

David était devenu un roi puissant grâce à Dieu qui le soutenait. Tellement puissant qu’il pouvait se contenter de rester chez lui alors qu’il envoyait ses hommes en guerre, et ces hommes ravagèrent le pays ciblé. Ce qui est moins impressionnant, c’est ce que David fait avec le repos qu’il s’est accordé. « Or, vers le soir, après avoir fait la sieste, David se leva et alla se promener sur le toit en terrasse de son palais. De là, il aperçut une femme qui se baignait; cette femme était très belle. » Pour ceux qui ne connaissent pas la suite de l’histoire, je vous invite à aller la lire, ça vous aidera à comprendre.

Bon, j’ai déjà voyagé en Europe, et j’ai été sur une plage pendant ma visite. J’ai vu (bien malgré moi) des gens avec les fameux monokinis. Je n’ai pas eu pour autant envie de les inviter chez moi comme David a fait. Je vous dirais que le réflexe naturel est plutôt de se revirer de bord et d’admirer la vue de l’océan. Alors comment se fait-il que David soit tombé?

David avait changé ses pneus d’hiver avant le temps.

Voyez-vous, les pneus d’hiver, ça sert à ne pas glisser sur la neige. Les pneus d’été, c’est pas super pour éviter de glisser. La grosse différence entre les deux apparaît lorsque tu essaies de freiner : l’un des deux freine, l’autre… ne freine pas. Si t’es chanceux, tu peux t’en sortir sans trop de dommages. Si t’es normal, tu risques fort bien de frapper quelque chose ou quelqu’un.

David avait baissé sa garde. Il s’était laissé choir (première fois que j’utilise ce mot dans ma vie!!!) dans une vie de paresse, d’oisiveté. Comprenez-moi bien, le repos c’est essentiel et bien. Sans repos on devient amorphe et incapable de faire les tâches les plus simples. Mais la paresse et l’oisiveté, ce n’est pas se reposer : c’est choisir de rien faire lorsqu’on devrait faire quelque chose, ou simplement flâner continuellement. La paresse en elle-même, c’est déjà moche (on n’accomplit rien de bon), mais en plus ça amène un état de faiblesse spirituelle, un relâchement qui va de pair avec une vulnérabilité à la tentation.

David, étant resté chez lui pendant la guerre, faisait la sieste, se promenait sur son toit en terrasse, ne faisait rien de particulier, et était devenu vulnérable. Se croyant à l’abri de la tentation, il a mis ses pneus d’été spirituels… et a glissé, pour aller percuter un mur à toute vitesse. Un accident qui allait avoir des répercussions désastreuses sur le reste de sa vie, les vies de ses enfants, les vies de la femme en question et de son mari, et plusieurs autres.

Se peut-il que ces temps-ci, il est plus difficile de résister à la tentation? Les mots blessants ou inappropriés sortent plus facilement, la générosité vient moins aisément, l’amertume fait continuellement surface? Au lieu d’aimer Dieu et d’aimer les autres, c’est plutôt soi-même qui est aimé? Il se peut que vous ayez besoin de repos. Dans ce cas, allez vous coucher! Mais il se peut que vous ayez baissé votre garde, que vous ayez mis vos pneus d’été en croyant que la neige était partie pour de bon. Et vous glissez. Peut-être Dieu vous a-t-il fait la grâce de vous protéger des accidents. Peut-être avez-vous déjà frappé quelques murs, laissant des dommages et des blessures derrière vous.

Le remède, c’est un quelque chose qui se trouve dans Jean 13.17. Jésus vient de laver les pieds de ses disciples, il leur dit au verset 14 qu’ils doivent, comme Jésus, se laver les pieds les uns les autres. Au verset 17 il est écrit : « Si vous savez ces choses vous êtes heureux à condition de les mettre en pratique. » Pendant longtemps, j’ai cherché à connaître exactement tous les détails de la vie chrétienne, tout comprendre. Peut-être que j’ai peur de l’inconnu. Mais ce verset me parle à chaque fois que je me retrouve dans une situation de paresse : ce n’est pas une théologie parfaite et exhaustive qui va protéger du mal, mais une vie active pour Christ.

Chacun a ses luttes de paresse dans notre société occidentale. Je suis béni d’une haine profonde envers la télévision, mais je suis attiré vers les jeux vidéo. L’été passé, j’ai été pris par la paresse, en croyant que c’était la fatigue, et je suis devenu amorphe : tout était difficile. Ma relation avec Dieu était sèche et sans joie, ma vie était seule et vide. Mais c’est une semaine particulière qui m’a changée : je suis allé être moniteur au camp Joli-B en Abitibi. Alors que je me croyais trop fatigué pour fonctionner, je me suis retrouvé à être moniteur des jeunes les plus turbulents du camp. Et pourtant, au lieu de m’épuiser, ça m’a rempli d’une puissance qui a duré bien au-delà du camp.

Vous vous retrouvez à glisser partout? Remettez vos pneus d’hiver : on n’est pas encore rendu au moment où nous serons sans péchés. Prenez-vous en main et servez le Seigneur. Mettez en pratique tout ce que vous savez. Vous serez surpris!

Ne le sais-tu donc pas?
Et n'as-tu pas appris
que l'Eternel est Dieu de toute éternité?
C'est lui qui a créé les confins de la terre.
Il ne se lasse pas, il ne s'épuise pas,
et son intelligence ne peut être sondée.
Il donne de la force à qui est las
et il augmente la vigueur de celui qui est fatigué.
Les jeunes gens se lassent et ils s'épuisent,
et même de robustes gaillards tombent,
mais ceux qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force:
      ils prennent leur envol comme de jeunes aigles;
sans se lasser, ils courent,
ils marchent en avant, et ne s'épuisent pas.
Ésaïe 40.28-31