mercredi 15 avril 2009

Être Chrétien: sa vision de l'être humain

Après avoir examiné le monde et son histoire, arrêtons-nous à la créature centrale de cette Histoire : l’être humain. Nous en avons déjà glissé quelques mots, mais afin de comprendre ce que nous sommes et ce que nous avons à faire, il est pertinent d’examiner en profondeur nos origines et comment nous sommes faits. Voici maintenant :

Le Chrétien et sa conception de l’humain


J’aime bien comparer l’être humain à un vase, pour de multiples raisons. Un vase, c’est beau (je m’associe intensément à cette caractéristique, de toute évidence), ça sert à contenir des trucs et ça a de multiples formes. Vous voyez le lien entre un vase et un humain ? …Avec ces caractéristiques-là, moi non plus. Laissez-moi plutôt vous guider à travers de cette comparaison entre ces deux choses.


Un vase, il faut que quelqu’un l’ait fait. Essayez de me trouver une belle roche naturelle en forme de vase, et vous verrez qu’il n’y en a pas. Maintenant, puisque que quelqu’un l’a fait, ce quelqu’un avait certainement une forme et un « design » en tête avant de commencer. Peut-être qu’il voulait un vase haut et svelte, ou bien un petit vase gros. Peu importe. Ce qui compte vraiment, c’est que ce vase était fait pour être quelque chose et non un autre : si le faiseur de vase voulait un vase haut et svelte et qu’il en fait un petit et gros, il est évident qu’il n’a pas réussi son but. Le vase était fait pour avoir une forme particulière et non une autre. Après la formation, le faiseur de vases peut y mettre les motifs et couleurs qu’il veut, sans en affecter la forme. Il peut dessiner des olympiens grecs ou des zigzags informes, le vase reste le même vase à la base.


Je vois l’être humain de la même manière : à la base, il a été conçu pour être d’une certaine façon ; une certaine forme. Le « faiseur d’êtres humains », Dieu, a voulu que l’humain soit d’une certaine manière. On voit dans la Genèse qu’il a été fait pour être à l’image de Dieu. Sans tenter de définir en profondeur ce qu’est l’image de Dieu, on peut tout de même dire que l’être humain a été conçu pour vivre en relation intime avec Dieu, et avec les autres êtres humains. Dans le jardin, Adam et Ève communiquaient en toute simplicité avec Dieu ; quelque chose dont l’on rêve aujourd’hui. De plus, la relation entre Adam et Ève était pure et parfaite ; autre chose dont nous rêvons aujourd’hui, avec le superbe taux de un sur deux mariages au Québec qui finissent en divorce ! Comment se fait-il que malgré que Dieu ait voulu que nous vivions des relations saintes, nous n’y arrivons pas ? Est-ce qu’il a « mophé sa shotte », en d’autres mots manqué son coup ?


Un problème avec les vases, c’est que c’est fragile. Tout ce qu’il faut pour gâcher le travail du faiseur de vases, c’est un enfant maladroit qui fonce dans le meuble sur lequel reposait le vase et BANG le vase est en morceaux. Imaginez : vous avez passé une semaine à travailler sur un vase, c’est le plus beau des vases imaginables… et il casse.


Malheureusement, ce récit est le nôtre. Nous étions créés parfaits, exactement comme Dieu le voulait… et nous nous sommes brisés. Avec la désobéissance des premiers humains, ce qui était autrefois naturel est devenu rêve lointain. L’être humain est devenu terriblement égoïste, orgueilleux et méchant. Le fruit de la connaissance du bien et du mal a amené cette connaissance, mais depuis cet épisode l’être humain cherche à remplacer le bien et le mal de Dieu par le sien. On cherche à dire ce qui est bien ou mal par nous-mêmes, sans consulter le créateur. Et qu’est-ce que ça nous amène ? Conflits, guerres, esclavage, déséquilibres… Créés pour la perfection, mais condamnés à l’imperfection ; voici le statut de l’être humain.


Revenons-en à notre vase. On peut faire deux choses avec un vase brisé : ou bien le recoller autant que possible, ou bien le remplacer par un autre. Chaque option a ses problèmes : le problème quand on le recolle, eh bien… c’est que ça ne marche pas. Le problème quand on le change, c’est qu’il faut se débarrasser de l’ancien vase (qui a maintenant beaucoup de valeur sentimentale), et racheter un nouveau vase qui, vu la qualité exceptionnelle de notre vase, coûtera très très cher.


L’être humain a opté pour la première option : il voit son état brisé (tout le monde est conscient du fait qu’il n’est pas à la hauteur même de ses propres attentes, sans parler du standard de Dieu) et tente de le réparer par lui-même en recollant du mieux qu’il peut les morceaux de perfection qu’il peut trouver. De même, on voit des gens comme Socrate et Gandhi qui semblent atteindre un niveau de perfection bien au-delà des gens « normaux ». Mais personne ne pourra cacher parfaitement les craques.


Dieu, lui, a opté pour la deuxième option : il a décidé qu’il n’allait pas simplement faire de son mieux avec ce qu’il avait : il allait payer ce qu’il fallait pour rétablir sa création, et il transforme graduellement ceux qui veulent être parfaitement réparés afin de les restaurer entièrement. Un jour, ceux qui auront choisi de donner pleine autorité au Créateur afin qu’il change leurs vies verront le résultat final de ce travail : restaurés à l’idéal de la Création. C’est ce dont parle Paul lorsqu’il écrit dans 2 Corinthiens 5.17 : « Ainsi, celui qui est uni au Christ est une nouvelle créature: ce qui est ancien a disparu, voici: ce qui est nouveau est déjà là. » Par notre union à Christ et par le prix qu'il a payé, nous pouvons être refaits comme Dieu voulait que nous soyons; cette reconstruction est le travail d'une vie (littéralement)!


La semaine prochaine, nous verrons finalement la conclusion de tout le chemin que nous avons fait : Comment doit vivre le Chrétien ? À mercredi prochain !


Eternel, toi, tu es notre père.
Nous, nous sommes l'argile,
et tu es le potier qui nous a façonnés:
nous sommes tous l'ouvrage que tes mains ont formé.

mercredi 8 avril 2009

Être Chrétien: son Histoire

Après avoir discuté de l’essence même du Chrétien, nous avons exploré ce que le chrétien croit de Dieu. Nous avons vu que le chrétien croit en un Dieu qui existe réellement, qui est Vrai, et que le chrétien vit une relation avec ce même Dieu qui n’est pas qu’un concept mais qui possède une « personnalité » propre à Lui. En suivant ce raisonnement, nous arrivons à la prochaine étape de notre définition du Chrétien :


Qu’est-ce que ça change de connaître le Vrai Dieu ?

En effet, il est dur de croire que de connaître le Créateur de l’univers ne changerait rien. Je propose que nous voyions trois sujets qui sont transformés par cette relation : la conception du monde, la conception de l’être humain et la conception de la vie. Assez d’introduction, allons-y.


Le chrétien et sa conception du monde. Difficile d’aborder ce sujet sans simplement faire une exposition de mes convictions et de mes valeurs. Cependant, je tenterai de me détacher de ce sujet afin de n’aborder que l’essentiel, le fondement sur lequel les valeurs se bâtissent.


Faisons un petit rappel de nos cours de français du secondaire. Pas les règles de grammaire et de syntaxe, mais la manière dont on écrit une histoire. Souvenez-vous ? Laissez-moi vous rafraîchir la mémoire : chaque histoire se résume à ceci : une situation initiale, un élément déclencheur, des péripéties, un dénouement et une situation finale. Oh, certains ont tenté de prendre une autre manière de procéder, mais ça n’a jamais marché. Toute histoire est composée de ces 5 éléments. Même l’histoire de l’humanité. Je propose que nous examinions le monde de cette manière : comme l’histoire que Dieu est en train d’écrire.


Situation initiale : Puisque c’est l’histoire de l’humanité qui nous intéresse, notre situation initiale est celle-ci : « Dieu créa les hommes pour qu'ils soient son image, oui, il les créa pour qu'ils soient l'image de Dieu. Il les créa homme et femme. » [1] L’être humain, image de Dieu. L’être humain était parfait. L’être humain vivait une relation intime et sans barrières avec Dieu, et les êtres humains vivaient en parfaite relation l’un avec l’autre.


Élément déclencheur : L’élément déclencheur, c’est l’évènement qui a bouleversé la situation initiale. Pour notre histoire, c’est cet évènement-ci : « Alors la femme vit que le fruit de l'arbre était bon à manger, agréable aux yeux, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence. Elle prit donc de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea. »[2] Ça y est, la perfection est à l’eau. La relation avec Dieu est maintenant rendue teintée par le péché. L’être humain est maintenant égoïste, cruel et foncièrement imparfait. Ses relations sont loin d’être l’idéal (si quelqu’un qui tue son frère est votre idéal, j’crois qu’il faudrait jaser un peu…) et sa vie est maintenant difficile.


Faisons une pause dans l’histoire pour commenter. Je crois que dans ces deux évènements nous avons au moins une partie de l’explication de la situation humaine actuelle. L’être humain admire l’idéal de la situation initiale, mais sa nature devenue mauvaise lui empêche de l’atteindre lui-même. Pourquoi est-ce que nous admirons des personnes comme Gandhi et Mère Térésa? Nous savons au fond de nous-mêmes qu’ils se sont rapprochés de ce que nous sommes faits pour être. Ils sont allés contre leur nature déchue pour faire le bien. Sans en parler plus, on peut tout de même dire ceci : l’être humain est fait pour la perfection, mais depuis la chute il est imparfait.


Péripéties : Vous comprendrez que je ne puis énumérer toutes les péripéties de la race humaine. Cependant, je devrai tout de moins en nommer une : la vie de Jésus. Par sa vie parfaite, sa mort et sa résurrection, le sort de l’être humain a été changé à tout jamais. La relation entre lui et Dieu peut être restaurée parce que Jésus a payé le prix. La balle est maintenant dans le camp de l’être humain : il doit choisir s’il veut croire en Jésus ou non, avec les conséquences qui suivent de chaque côté.


Dénouement : Le dénouement a toujours été la partie que je comprenais moins bien. C’est la partie de l’histoire où tout commence à rentrer dans l’ordre : les mystères sont éclaircis, le tueur est trouvé, etc. C’est un peu l’élément déclencheur à l’envers : c’est ce qui amène de la situation continuellement changeante des péripéties à la situation calme de la conclusion. Le dénouement début avec un évènement particulier : le retour de Christ. « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l'archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel. »[3] À partir de ce moment précis qui n’est pas encore arrivé, l’histoire se retrouvera dans une suite d’évènements qui amèneront vers la fin. Dans notre histoire, quoique nous n’en connaissions que des bribes et des petites parties, ces évènements nous sont révélés un peu dans le livre que nous appelons l’Apocalypse. Un extrait : « Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l'étang de feu. »[4] La mort, apportée dans le monde par le péché des premiers humains, est vaincue et n’existe plus. C’est un des multiples évènements qui se produira pour amener enfin à la…


Situation finale : Enfin, l’histoire de l’humanité sur la terre s’achève. « Il n'y aura plus aucune malédiction. Le trône de Dieu et de l'Agneau (Jésus) sera dans la ville (la nouvelle Jérusalem, la ville de Dieu). Ses serviteurs lui rendront un culte: ils verront sa face et porteront son nom sur leurs fronts. Il n'y aura plus jamais de nuit. On n'aura donc plus besoin ni de la lumière d'une lampe, ni de celle du soleil, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière. Et ils régneront éternellement. » L’éternité avec Dieu : voici le sort du chrétien. La « conclusion », si on peut appeler une chose qui ne finit jamais une conclusion.



Voilà, les grandes lignes du monde pour le chrétien. Lorsque notre ligne du temps ressemble à ceci, notre raisonnement et notre manière de vivre sont transformées. Je vous laisse considérer les conséquences d’une telle vision du monde, et vous souhaite une bonne semaine! À la prochaine fois!

Avant que soient nées les montagnes,
et que tu aies créé la terre et l'univers,
de toute éternité et pour l'éternité, toi, tu es Dieu.

Psaume 90.2



[1] Genèse 1.27

[2] Genèse 3.6

[3] 1 Thessaloniciens 4.16a

[4] Apocalypse 20.14a

mercredi 1 avril 2009

Être Chrétien; son Dieu

La semaine précédente, nous avons vu que la base du Chrétien c’est son appartenance à Christ. Ce qui différencie un Chrétien d’avec quelqu’un d’autre, c’est sa relation avec le Dieu Vrai. Reste à définir ce qui résulte de cette relation. Comme nos relations entre humains nous changent et nous transforment, notre relation avec Dieu n’est pas sans effets. J’essayerai de présenter quelques-uns des effets de cette relation, mais je ne finirai jamais de les présenter, il y en a trop. Pour débuter, je crois qu’il est pertinent de commencer au cœur de la définition:

Le Chrétien et sa conception de Dieu


Si vous cherchiez un sujet controversé, n’allez pas plus loin; la voici. Demandez « Qui est Dieu? » quelque part, et vous aurez plus de réactions et d’opinions que si vous aviez fait sauter une bombe. Il y a de toutes les saveurs, de toutes les espèces : le bon Dieu, Allah, le moteur premier de l’existence, inexistant, et la liste continue parce qu’il semble que chaque personne a sa propre conception de Dieu. Face à ceci, on entend souvent l’argument « Tout le monde a sa façon de se représenter Dieu, et elles sont toutes bonnes. » FAUX. Impossible. Même pas crédible. Cette affirmation est seulement bonne dans le contexte où Dieu n’existerait pas. Je m’explique : on ne peut décrire une chose qui existe de deux façons qui se contredisent. Dieu ne peut pas être inexistant pour une personne et exister pour une autre personne : l’un des deux est dans l’erreur. Dieu ne peut pas dire que Jésus est Dieu à un endroit et dire qu’il n’est qu’un prophète ailleurs.


Dieu existe. À première vue cette phrase a l’air très simple, mais elle ne l’est pas. Si Dieu existe, il est donc possible de le définir. S’Il existe, Il possède des caractéristiques propres. Si Dieu existe, on ne peut pas le définir par ce qu’on en pense. J’illustre : Admettons que je vous parle d’un animal qui vit dans le fond de l’Amazonie, le Thusht. On pourrait passer des heures et des heures à essayer de le définir : je crois qu’il doit être vert avec des pois grisâtres, tu crois qu’il doit avoir 6 pattes et une longue queue. À la fin de notre discussion, nous avons tous deux une opinion ferme sur ce à quoi ressemble le Thusht. En vérité, nous n’en avons aucune idée, car nous ne l’avons jamais vu et personne ne nous l’a décrit. Peu importe si nous disons que le Thusht a 6 pattes et une queue, l’animal est là et a peut-être 4 pattes et pas de queue.


Pour en revenir à Dieu, j’utiliserai le même raisonnement : si Dieu existe, peu importe la définition qu’une personne se fera dans sa tête, Dieu est d’une certaine façon. La question, c’est de savoir comment est ce Dieu? J’ai déjà mentionné qu’il y a deux façons d’apprendre à connaître quelque chose : ou bien on l’expérimente par nous-mêmes, ou bien quelqu’un nous l’enseigne.

Peut-on expérimenter Dieu par nous-mêmes? Oui, jusqu’à un certain point. On n’a qu’à regarder dehors. Pardonnez mon scepticisme, mais je ne crois pas qu’il puisse y avoir un hasard aussi complexe. Regardez la nature. Regardez l’être humain. Une complexité infinie que nous ne faisons que commencer à comprendre. Hasard? Par la création, on voit la perfection de Dieu : un souci tellement infini des détails, un ordre parfaitement établi. On voit aussi son amour : il voulait placer l’être humain dans le plus beau des mondes possibles : qui a besoin des couleurs? Qui a besoin des odeurs? Qui a besoin des petites choses tellement insignifiantes mais qui sont tellement belles? Non seulement le monde est parfait pour la vie de l’être humain, mais il reflète Dieu : grand, parfait, cohérent. On peut expérimenter Dieu par nous-mêmes, mais seulement jusqu’à un certain point.


L’autre moyen d’apprendre comment est Dieu est par l’enseignement de quelqu’un d’autre. On peut se demander si la personne qui nous enseigne est crédible; heureusement, Dieu s’est occupé de la rédaction lui-même avec la Bible. Pourquoi la Bible au lieu d’un autre livre? Multiples raisons que je préfère ne pas aborder ici, cependant on peut au moins dire que la Bible est en grande partie un livre historique : il raconte des faits vécus. Ce n’est pas que des histoires, mais de l’histoire, racontée au travers des yeux de Dieu. Comment expliquer les 10 plaies d’Égypte? Comment expliquer la conquête du pays de Canaan par une poignée d’Israélites? Comment expliquer l’histoire de ce peuple? La Bible répond à ces questions, entre autres. Ou bien on renie l’histoire, ou bien on admet la crédibilité de la Bible.


Mais qu’est-ce que la Bible dit de Dieu? Si je tentais de définir Dieu, ce message n’aurait plus de fin. Sans vouloir vous laisser en queue de poisson, je dois vous dire d’aller lire la Bible par vous-mêmes. Pas pour retirer une édification, une méditation, un boost pour la journée. Pour connaître Dieu. La Bible est un tout, écrite par Dieu, qui exprime la pensée de Dieu. Autant dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau, Dieu se révèle à nous et nous fait connaître qui Il est. Il va sans dire que connaître Dieu est l’affaire de plusieurs vies; c’est pour ça qu’on va pouvoir passer l’éternité à le faire. Vous savez comment les gens disent que Dieu est. Allez maintenant voir ce que Dieu dit de lui-même! Ce qu’Il aime, ce qu’Il n’aime pas. Ce qu’Il est, ce qu’Il n’est pas. C’est un concept qui peut être dur à saisir complètement, mais connaître Dieu, c’est connaître quelqu’un qui existe vraiment : Il a une « personnalité », Il a des caractéristiques précises. Plus on apprend à le connaître, plus on apprend comment vivre notre vie; Dieu est l’auteur de la vie, il me semble que c’est lui qui connaît la meilleure façon pour bien la vivre!


Tous les cieux proclament combien Dieu est glorieux, l'étendue céleste publie l'œuvre de ses mains. La Loi de Dieu est parfaite, elle nous redonne vie. Toutes ses affirmations sont dignes de confiance.

Psaume 19.2,8